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Développement personnel

Anxiété #1

On est le 11 mai 10:09. Le confinement est officiellement terminé. Du moins on l’espère ! Pour pas mal de personnes, c’était l’occasion de cuisiner, tik-toker (j’adore, je y peux passer 1h à regarder des meufs qui balancent des tranches de jambon sur la face de leurs mecs en train de jouer à la play), ou de reprendre contact avec des proches un peu perdus de vue. Et je n’y ai pas échappé. Sauf que mes retrouvailles à moi, elles étaient un peu moins sympa qu’une vieille copine de lycée. J’ai retrouvé… les angoisses !

Oui parce que contrairement à tout ce qu’on voit sur les réseaux, ces deux mois n’étaient pas la grosse éclate pour tout le monde. Entre ceux qui l’ont passé seuls et qui ne se sont pas encore pendus (vous avez TOUTE mon admiration), ceux qui réalisent être super solitaires et qui n’ont pas du tout envie de reprendre une vie normale, les couples qui sont l’un sur l’autre dans un 40 m2, le retour à la vie chez les parents à 27 ans, 

Y’A DU TAFF POUR QUELQUES TEMPS POUR LES PSY DE FRANCE.

De mon côté, après quelques réglages nécessaires ça allait pas trop mal. SAUF. Sauf les week-ends. Oui au début, c’est la fête. T’es limite obligée de passer la journée en pyjama, à binge watcher netflix ou à danser en maillot de bain sur ton balcon, la clope au bec et la bière à la main. Y’a pire. Et puis au bout de 3-4 semaines, ces 2 voir 3 jours deviennent des journées infinies où les minutes sont des heures, où le rythme n’existe plus (j’aurai pas cru dire ça un jour mais vive les conf call) dans ton appart que tu as déja vidé et cleané 5 fois. Tu te retrouves seul avec toi même et tes pensées et sans cadre.

Ca commence de manière un peu vicieuse. Les cuisses grassouillettes qui te rappellent que tu t’es un peu lâchée sur les kinders, les stories instagram des wanted couple super complices (chéri pourquoi toi tu veux pas faire la choré avec moi?), ton client qui n’en a rien à foutre de te livrer les éléments en temps et en heure. Ensuite ça évolue par du « mais en y réfléchissant ma vie n’était déja pas dingue avant le confinement. J’étais trop prise par le quotidien pour m’en rendre compte mais là tout est plus clair » Et ça termine par des bouffées de chaleur, des tremblements, un coeur qui va exploser, les larmes qui montent pour un oui ou pour un non et une vision trés auto centrée. Qui ramène vers les pensées parasites, qui elles-mêmes te ramènent vers les sensations physiques désagréables dont les symptômes empirent au fur et à mesure. Et c’est sans fin. Voilà, c’est ça l’angoisse.

Sympa hein ? Je ne vous en veux pas si vous n’êtes pas tentés.

Si je voulais vous raconter ma vie, je vous dirai que ce n’était pas une première pour moi. J’ai derrière moi des longues périodes d’angoisse, de phobies, de peurs irrationnelles. Que j’ai réussi à appréhender et à canaliser au fur et mesure par des recherches sur le sujet, le sport, la méditation, l’acceptation des émotions, des thérapies avec des psy, du développement personnel, des discussions… Globalement je sais ce qui me donne des angoisses donc je sais préparer le terrain pour limiter les dégâts. Mais alors celle-là je ne l’avais pas vu venir. Un peu comme si tu déménageais au Brésil et que tu croisais un de tes ex, en te baladant dans le quartier de Santa Teresa : « MAIS-QU’EST-CE-QUE-TU-FOUS-LA ? (j’écoute de la bossa nova en rédigeant cet article, cela explique cela). Je te connais, je sais tout ce que tu impliques mais j’avais pas du tout prévu de te retrouver là, ici, maintenant. »

Moi qui adore chiller tranquillou, me suis dit easy le confinement. J’ai mon mec, mon chien, internet. Alors oui le circuit training, les copines et les bars ça va manquer. Mais quelques face-time et uber eat et ça ira !

Tout ça pour dire que l’angoisse est fourbe. Tu as l’impression d’avoir évolué, d’être une grande personne équilibrée et quand tu ne t’y attends pas : PAF. Dans la gueule. Heureusement on comprend au fur et à mesure, que c’est comme tous les problèmes dans la vie, il y a des outils pour l’atténuer, des schémas de pensée à mettre en place pour péter les croyances limitantes.

Mais ça j’en parlerai dans un deuxième article car ça commence à faire long là 😉

A bientôt, kiss kiss

(PS : je sais qu’il existe déja des taaas d’articles, podcasts, vidéos sur le sujet. Personnellement, je pense que c’est trés bien d’avoir des témoignages différents sur le sujet, on peut piocher des outils, pensées à droite à gauche et faire son propre chemin 🙂 )

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